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Que trouve-t-on dans
les archives de l’IFD ?
Aurélie Brayet : On y trouve beaucoup de
choses ! Ce fond est constitué essentiellement des documents mettant
en évidence les actions de l’Institut et surtout sur les produits primés.
Mais si ce fond reflète peu la vie de l’Institut il est le témoin de la
créativité des entreprises et des designers. C’est d’ailleurs
symptomatique de l’Institut : une large place des archives aux
entreprises et designers comme dans la vie quotidienne de cette
association.
On trouve
des documentations d’entreprises, les votes et compte-rendus des jurys
pour de nombreux produits, et surtout une très grande quantité de visuels.
C’est un véritable trésor pour tous ceux qui souhaitent étudier la vie
matérielle depuis les années 50, l’innovation, l’évolution des formes et
des goûts…
Pourquoi
un conservatoire ?
Ce statut
nous a semblé répondre aux buts recherchés. Un Conservatoire est un lieu
vivant, loin de l’image passéiste et nostalgique que suggère le musée (à
tort d’ailleurs), c’est un espace de confrontations, de débats et de
réflexions de tous ceux qui se sentent concerné par une même thématique.
C’est un lieu de consultation, de préservation, de conservation et de mise
en valeur. C’est cette structure dynamique en lien constant avec le
présent, le passé et l’avenir, fondé sur une ambition de Développement
Durable, et de Patrimoine qui nous a plu. |
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La structure choisie est celle de l’association, ce qui
est plus souple. Enfin, il ne regroupera pas seulement des archives de
l’Institut, mais aussi les archives de l’Association Formes Utiles et de
collectionneurs. Et puis nous souhaitons recueillir des archives de
designers, d’entreprises, et des objets marquant du XXe
siècle.
Quelles seront les missions de ce
Conservatoire ?
Ce conservatoire aura plusieurs missions. Parlons au
présent car le travail est en cours. Il doit recueillir des archives, des
fonds, des documents de designers et d’entreprises, mettre en œuvre un
processus de recueil de mémoire vivante de
designers.
D’autre part, il s’engage à recueillir des objets
sélectionnés par l’Institut pour pouvoir mettre en valeur toute cette
créativité française dans le cadre d’expositions itinérantes en France et
dans le monde. D’ailleurs nous allons mettre sur pied une exposition à
partir de la collection « Premium » (objets primés par
l’Institut et ayant marqué leur époque). Enfin c’est aussi un lieu de réflexion, il est donc
ouvert à la consultation et aux chercheurs. Un espace vivant où les
entreprises, les chercheurs, les designers et les usagers pourront
participer en relatant leurs expériences. C’est ainsi toute l’histoire
sociétale de l’innovation et des processus d’acculturation technique qui
pourront être mis à jour. Il permettra aussi je crois de mener une
réflexion en profondeur sur un Design français, qui loin des a priori
pessimistes, a été très dynamique et porteur de valeurs et de vraies
réflexions. |