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Institut
Français du Design : Quels sont les grands
axes d’évolution par rapport aux Parcours précédents
?
Philippe
Colson : Après le succès rencontré
par le premier Parcours du Design en 2005 – 14 000 visiteurs, 855
participants aux conférences et tables rondes-
la CCI de Strasbourg
et du Bas-Rhin a souhaité inscrire l’événement | dans le temps et l’instituer en
biennale. Pour la première édition, les commerçants du centre de
Strasbourg étaient au cœur du Parcours du Design à travers leurs
animations sur leurs points de vente, mais en 2007 et
encore plus en 2009 nous avons choisi d’associer à l’événement
le maillon indispensable entre le designer et le commerçant :
l’industriel. Aujourd’hui, pour beaucoup d’entreprises, le design se place
désormais au cœur de la stratégie d’innovation. En faisant appel à un
designer, l’industriel valorise l’image du produit le plus banal, se
différencie de ses concurrents et apporte une valeur
ajoutée affective au produit.
Autre évolution notable, l’ouverture du Parcours
vers l’espace rhénan. Nous savons que nos voisins sont particulièrement
sensibles au design et nous souhaitons les associer pleinement à
l’événement.
IFD : Pourquoi avez-vous choisi de
mettre l’accent sur le design
?
P.C. :
En tant que CCI, notre rôle est d’accompagner les entreprises dans
leur développement, notamment dans le domaine de l’innovation, facteur de
différenciation et donc de compétitivité. Or le design est bien évidemment
un facteur essentiel d’innovation ! Nous souhaitons donc à travers
cet événement sensibiliser nos entreprises à l’importance d’intégrer le
design dans leur stratégie mais aussi susciter la mise en relation de
designers avec des
industriels. |
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IFD
: Comment
abordez-vous le sujet de l’éco-conception
?
P.C. : L’éco-conception s’est
imposée comme l’un des thèmes incontournables du prochain Parcours du
Design. Aucun produit ne peut désormais être conçu sans prendre en compte
son impact sur l’environnement ou sur la santé des consommateurs. Nous
bénéficierons pour cela du soutien et de la présence d’experts dans le
domaine. En outre de nombreuses entreprises de notre région, qui ont
intégré l’éco-conception depuis plusieurs années présenteront leur
savoir-faire dans ce domaine.
IFD : Strasbourg est un
creuset de savoir-faire : c’est important de promouvoir une signature de
qualité internationale ?
P.C. : A la croisée des cultures
latines et germaniques, Strasbourg s’est positionnée depuis très longtemps
comme une ville carrefour de la création européenne. Le savoir-faire
strasbourgeois dans les domaines de la faïence, de l’orfèvrerie et de
l’ébénisterie ont rayonné longtemps un peu partout en Europe. Aujourd’hui
encore l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg bénéficie
d’une notoriété qui dépasse largement les frontières de la région. A
travers cet événement, nous souhaitons perpétuer cette tradition mais
aussi attirer des créateurs européens.
Propos
recueillis par Anne-Marie
SARGUEIL
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