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Institut Français du Design : Certains
lauréats du label Janus ont reçu la mention écodesign ; pourquoi les
démarches éco-responsables doivent-elles être valorisées
?
Les démarches éco-responsables accompagnent les
mutations de notre société. Nous avons engagé une
évolution en profondeur de notre mode de vie
et de
consommation. | En encourageant les changements de comportements, en agissant sur les causes et pas seulement sur
les conséquences, le développement durable devient
partie intégrante de nos gestes quotidiens. Agir
en amont et valoriser ces démarches grâce à
l’innovation et au design permet de les ancrer dans la réalité. Si on continue de considérer le développement durable
juste comme un effet de mode, ce sont les
conséquences qu’il faudra gérer, mais il sera trop
tard. Tout le monde peut agir, tous les jours et
sur tous les terrains : c’est une démarche globale, aucun secteur n’est en reste de cette évolution. Si nous gâchons
notre chance, nous serons face à une urgence
climatique qui ne nous laissera plus aucune
liberté. Alors profitons d’avoir encore le loisir
de valoriser un avenir qui peut être de concert sain, respectueux de l’environnement mais aussi plaisant et
confortable.
IFD : Les designers, en accord avec les évolutions de la
société, orientent les entreprises vers des démarches éco-responsables. En
quoi ce mode de conception représente-t-il, selon vous, un vecteur de
développement économique ?
Les designers ont pour ambition d’apporter aux
contraintes fonctionnelles, techniques et
productives des réponses esthétiques et
symboliques en accord justement avec ces évolutions de la société. Et satisfaire l’humain aujourd’hui,
c’est orienter le « bénéfice entreprise » vers le
« bénéfice planète ». Rendre notre environnement,
notre habitat, les objets du quotidiens plus beaux et, également, plus respectueux de notre
planète, c’est engager les nouvelles générations à
s’équiper durablement et à consommer
raisonnablement. Il y a un monde qui s’ouvre pour les designers qui souhaitent travailler sur des
emballages engageant mais recyclables. Le design
crée l’envie et s’intègre tout naturellement dans
la boucle de l’économie circulaire. Il est indéniablement un moteur de développement économique et
durable. |
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IFD : Quels rôles
doivent jouer, selon vous, les filières professionnelles engagées auprès
des entreprises ?
Il faut former les femmes et les hommes aux
métiers de demain. C’est la démarche globale que
nous avons entreprise avec le plan des métiers de
la croissance verte. Une réflexion globale qui a rassemblé autour de la table tous les acteurs de l’emploi et de
la formation. Je suis convaincue que les
structures d’accompagnement des entreprises telles
que l’Institut Français du Design sont des leviers
tout aussi indispensables à la prise de conscience des enjeux et à la mutation des différents secteurs de l’économie.
Avec son label Janus, l’IFD a œuvré pour la
promotion d’une éthique professionnelle et en
l’enrichissant depuis l’année dernière d’une mention éco-design, il œuvre désormais pour un plus grand
respect de la planète. Ceci engage une démarche
vertueuse liant ce qui est bon à ce qui est beau.
Que demander de plus ?
Propos recueillis par Anne-Marie
SARGUEIL
Dossier de presse du 2
avril, disponible auprès du secrétariat de l’IFD contact@institutfrancaisdudesign.com
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