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Quatre
questions à Jean Baptiste Puyou, fondateur
d’EVEA
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Quelle est
l’origine de la mention écodesign ? JBP : J’ai été
observateur des débats du jury pour réfléchir à l’intégration de la
thématique de façon explicite. S’est alors imposée la nécessité de créer
une mention. En amont, une expertise. En aval, une restitution aux
entreprises pour qu’elles puissent progresser sur des aspects
méthodologiques.
Vous
faites partie des personnes qui travaillent depuis longtemps sur les
questions d’éco-conception ? JBP : Oui, et je constate
qu’il y a davantage d’attentes de la part des clients et des utilisateurs,
davantage de contraintes juridiques, mais qu’il y a toujours une place
pour les entreprises engagées, qui souhaitent avoir une longueur d’avance,
sans succomber à la tentative du
« greenwashing ». |
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Quelle a
été votre méthode de travail ? JBP : Tous les produits,
services et espaces commerciaux labellisés ont fait l’objet d’une démarche
étayée par des informations tangibles et des indicateurs chiffrés de
manière à présenter les moyens mis en oeuvre, les personnes ressources,
les étapes, les méthodes et outils. Il n’y a pas de produit
« écologique » en soi : les résultats sont souvent
présentés par comparaison avec l’état de l’art ou l’offre précédente de
l’entreprise, et seulement si le service aux clients ou usagers est
comparable. La réponse des candidats est déclarative mais les informations
sont transparentes et l’entreprise s’expose à être questionnée.
Quel premier bilan faites-vous, comment voyez-vous
l’évolution ?
JBP : On a
constaté une forte mobilisation et, sur cette première édition,
l’engagement
des candidats aux Janus sur ce thème de l’écologie et son intégration dans
la démarche design ne s’est pas démenti. Avec une certaine humilité, les
candidats sont conscients qu’il y a encore des progrès à faire et que
leurs démarches peuvent s’améliorer. Ils sont déjà prêts à s’investir dans
l’édition suivante.
Propos
recueillis par Anne-Marie Sargueil, présidente de l’Institut Français du
Design |